Livre moto : musée de poche à la gloire de Harley-Davidson


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Introduit et commenté par un spécialiste et un passionné de la marque américaine, cet ouvrage bon marché au format maniable expose – comme son nom l’indique – les pièces maîtresses du musée Harley-Davidson situé à Milwaukee.

Les motos, savamment choisies, y sont présentées sous formes de fiches de 4 pages chacune et classées par tranches historiques, ce qui permet de bien comprendre les évolutions techniques comme les enjeux économiques qui ont guidé la marque pour traverser le 20e siècle.

Le profane découvrira des images aussi variées que simples à décrypter et l’amateur, des gros plans intéressants sur des détails techniques. Notons que la somme s’arrête en 2010 (opus traduit de l’édition originale anglaise) et que le ton, copyright HD oblige, est un peu trop laudatif.

L’auteur est Dain Gingerelli. D’après le site motorbooks.com, il réside à Mission Viejo en Californie depuis 1994, a été rédacteur en chef de trois magazines proches de la marque Harley-Davidson. Il monte actuellement un Sportster qu’il a modifié en café racer. Et il a obtenu son surnom de Daingerous Dain quand il était pilote dans des courses automobile et moto sur piste.

Livre moto : “Harley-Davidson Museum Masterpieces”, par Dain Gingerelli, éditions ETAI, 240 pages,  16,5 x 21 cm, 19,95 euros.

Nous recommandons aux amateurs de Harley la lecture de la BD “Je Veux une Harley” dessinée par Margerin ; le tome 2 de “Je Veux une Harley” est également disponible.

Photo : 40 déclics de motos d’Afrique contre le Sida


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L’ouvrage de photographies “Motos d’Afrique” a été auto-édité par l’association Moto Action Sida en version numérique imprimable. Il s’impose comme un magnifique témoignage en images de la pratique du deux-roues sur les goudrons bosselés, entre Sénégal et Cameroun.

Valérie Sandres et Yves Manga sont les cofondateurs de l’association Moto Action Sida, une organisation créée en 2005, dont la vocation est de lutter contre le Sida en Afrique en s’appuyant sur la dynamique des motos taxis, premier moyen de transport et lien social incontournable aujourd’hui sur ce continent.

A l’heure du Sidaction (du 4 au 6 avril 2014), il est utile de rappeler que les découvertes de séropositivité ne faiblissent pas en France. De même, la contamination par le virus VIH continue de progresser dans les pays pauvres, en Afrique notamment.

En 2008, Valérie et Yves ont entrepris un périple depuis Dakar (Sénégal) jusqu’à Yaoundé (Cameroun) afin d’aller à la rencontre des motards africains et de mettre en place leur concept de campagne itinérante Moto Action Sida. Résultat : des dizaines de rencontres avec des motos taximen, fondus de bécanes, réparateurs, usagers etc. Autant  d’images évocatrices et insolites qu’ils ont choisi de rassembler dans l’ouvrage : “Motos d’Afrique” auto-édité en 2009, disponible sur la plateforme d’édition numérique Blurb.com.

Le tirage est resté confidentiel, essentiellement dédié à expliquer leur projet aux partenaires qui soutiennent leur initiative, parmi lesquels la Mutuelle des Motards. Mais il demeure d’actualité, à l’heure où la moto en Afrique est devenue indispensable pour désenclaver les villages, faciliter la communication, émanciper les hommes comme les femmes.

La moto représente là bas un vrai symbole de liberté, d’autonomie, d’affirmation de soi et d’expression de style. Dangereuse mais tellement nécessaire, elle se pratique à 3, 4, 5 voire 8 personnes et permet le transport de tout, du nourrisson au réfrigérateur. Ses conducteurs font des prouesses chaque jour avec beaucoup d’inventivité et débrouillardise sur les routes bien souvent endommagées et les pistes accidentées.

« Motos d’Afrique » est un ouvrage à découvrir, et pourquoi pas à commander, ce qui constituera un soutien de l’association Moto Action. Ce livre est aussi simplement consultable en ligne ; si vous souhaitez en savoir plus sur l’association, et la soutenir autrement, rendez vous sur www.motoaction.org.

« Motos d’Afrique », photos de Valérie Sandres et Yves Manga, auto-édité sur Blurb.com ; 40 pages, 33 x 28 cm ; 65 euros + port.