Cinéma : « La Motocyclette » ou la chevauchée érotique de Marianne Faithfull


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Motomag.com propose à la vente le DVD d’un film culte, « La Motocyclette » avec Alain Delon et Marianne Faithfull ; film lui-même inspiré du roman éponyme, écrit par André Pieyre de Mandiargues. Au cinéma, c’est le réalisateur britannique Jack Cardiff qui s’est mis derrière la caméra, en 1967.

L’une des curiosités de cette fiction est d’ailleurs d’entendre notre Delon national se débrouiller dans la langue de Shakespeare. L’autre, c’est Marianne Faithfull. La sculpturale égérie des sixties arty ferait chavirer le cœur de n’importe quel pilote. Alors celui de Delon…

En dehors de cela, « La Motocyclette » est un vrai film moto, doublé même d’un manifeste féministe. Oui, n’ayons pas peur des mots ! En 2015, elles ne sont déjà pas nombreuses au guidon (les femmes représentent environ 10 % des passages de permis moto) ; mais à la fin des sixties, croiser une conductrice sur deux roues était tout simplement singulier. De surcroît, au guidon d’une imposante Harley-Davidson Electra Glide. Même si Bardot s’était vantée, la même année, d’en conduire une elle aussi pour les besoins d’une chanson de Gainsbourg devenue fameuse…

L’indépendance de la jolie Rebecca, campée par une Marianne Faithfull en pleine ascension grâce aux Rolling Stones, ne s’arrête pas à ne plus connaître personne en Harley-Davidson. Au lit en compagnie de l’homme qu’elle vient d’épouser, elle fantasme sur un beau brun, dompteur de cirque, qui la fouette ; elle se lève puis enfile, à même sa peau nue, une combinaison de cuir moulante à rendre dingue un eunuque. Elle court au garage, démarre sa Harley et s’enfuit du pays des rêves vers une réalité qui revêt le même visage brun aux yeux bleus, celui de Delon en l’occurrence.

A coup d’images saturées psychédéliques succédant à divers plans de la dame à la moto, on suit la trajectoire de Rebecca, oscillant entre espoirs oniriques et retours sur terre.

Jeune femme libre, belle, motocycliste circulant à vive allure, cette héroïne est-elle le reflet d’un accomplissement ou le simple fantasme d’un auteur masculin, André Pieyre de Mandiargues, dont l’œuvre a inspiré ce film ? Chacun se fera sa propre opinion.

Côté moto, on apprécie la lecture des paysages que propose Jack Cardiff, usant à bon escient de l’hélicoptère pour montrer la Harley-Davidson évoluant au petit matin sur d’agréables petites routes entre Suisse et Allemagne.

Anecdote, au passage : le conducteur qui assurait la doublure de Marianne serait, si l’on en croit la légende, le champion du monde de vitesse 125 cm3 en 1967, Bill Ivy, affublé pour l’occasion d’une perruque blonde. Ce qui est sûr, c’est qu’il ne s’agit pas de Marianne Faithfull, qui conduirait en personne.

Le gros plan en contre-plongée de son visage extatique quand elle est au guidon, qui revient souvent, a le mérite de montrer l’impeccable dessin de ce faciès entouré d’or, et coiffé d’un heaume d’extra-terrestre intégrant un plastique translucide en guise de lunette, permettant d’admirer de jolis yeux humides de bonheur.

On sent que l’actrice n’est pas à sa place au guidon large de la Harley, mais allez savoir pourquoi, on ne lui en veut pas. Et le réalisateur a traité la moto avec respect : sur la selle, son héroïne vit, respire et aspire au plaisir.

Cela se confirme lors des scènes où Delon est au guidon d’une magnifique Norton Atlas, moto devenue culte, elle aussi. En plein hiver, l’acteur (ou sa doublure), transportant sa belle vers un nid douillet où butiner en paix, évolue avec dextérité sur une route enneigée.

« Traite la moto comme une personne, elle te le rendra », explique Delon à Faithfull. « La moto est plus proche de toi que n’importe qui. Les sensations sont entre tes cuisses ».

Film psychédélique, érotique, récit à fantasmes, « La Motocyclette » est devenu culte au fil du temps. Le voir donne envie de relire le roman à sa source.

Pour se mettre l’eau à la bouche, voici le trailer

Cinéma : « La Motocyclette » (« The Girl on a Motorcycle »), réalisé par Jack Cardiff, avec Marianne Faithfull, Alain Delon, Roger Mutton, Marius Goring ; 15 €, en vente dans la Boutique Motomag.com.

À découvrir dans la Boutique Motomag.com, notre page dédiée aux DVD moto.

Et vous, avez-vous aimé ce film ? N’hésitez pas à laisser ici un commentaire, votre propre critique et votre analyse !

Polar : Surf City, le premier roman du scénariste de Sons of Anarchy


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A l’heure où la série télé Sons of Anarchy cartonne, il est de bon ton de relire Surf City, un polar écrit en 1984 par Kem Nunn. Nunn, auteur motard qui case des bikers dans ses romans policiers, est depuis devenu scénariste de Sons of Anarchy. La boucle est bouclée.

Surf City, premier roman de Kem Nunn, a donc été rédigé voici 30 ans. Il précède La Reine de Pomona, chroniqué dans Moto Mag’ n°219 (juillet 2005), mais aussi Le Sabot du Diable. Voici trois décennies, Nunn distillait le noir du cambouis dans le bleu de l’océan.

Son personnage principal, Ike, un paumé du désert dont le seul don est de savoir régler à la perfection les twins knucklehead, doit se rendre dans une ville de la côte ouest où les surfeurs sont loin d’être les gentilles petites têtes blondes qui ornent les couvertures des magazines. Outre ces hommes et femmes en short de bain, il y croise rapidement des bikers, marginaux dans une cité balnéaire tournée vers la mer, engagés dans la criminalité, mais qui ne sont pas forcément les plus violents, ni les plus dénués de valeurs.

Entre pétarades des Harley et bruit des vagues, Nunn, de son style épuré et direct, désenchanté, assène une ligne de vie qui se dilue aux confins des sensations extrêmes. Drogues, sexe et sèche mélodie du bicylindre en V font le sel de cette écriture agitée qui, comme la mer, brise les rêves et les corps des jeunes américains en quête d’une vie moins monotone.

Polar : « Surf City » par Kem Nunn, éditions Folio Policier ; 340 pages, 10,8 x 17,8 cm, 6,20 euros.

Les DVD de la série Sons of Anarchy sont disponibles dans la Boutique Motomag.com

Livre sur Harley-Davidson : un cadeau poids lourd !


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Que Harley-Davidson soit sanctifié ! Ce gros ouvrage qui pourra faire un cadeau de poids (3,6 kg s’il vous plait !) contient pléthore de photographies intéressantes montrant l’univers de la célèbre marque américaine… ses motos, son musée, ses 110 ans d’histoire, son « peuple de la Harley », ses customs aux décors souvent sataniques, et même sa bénédiction par le Pape François (en 2013 à Rome, lors de la célébration des 110 ans), sur laquelle on s’étend royalement en 12 pages.

Le photographe Albert Saladini, auteur du texte et des images, manifeste un tel parti-pris en faveur de l’emblème étasunienne que l’on pourrait penser qu’elle est le commanditaire de la publication. Il n’en est d’ailleurs pas à son premier ouvrage hommage au twin de Milwaukee : en 1993, il signait déjà « Les Plus Belles Harley-Davidson, les 90 ans d’une Légende », chez Solar.

Un editing plus fouillé aurait néanmoins évité quelques coquilles et la platitude, sinon l’approximation de certaines légendes. Quant à l’histoire, le néophyte y apprendra les grandes lignes mais devra compléter avec des bouquins, s’il en existe, un peu moins enthousiastes et un peu plus historiens.

« Harley-Davidson, 110 ans d’Histoire avec un grand H » par Albert Saladini, Éditions de Borée, 373 pages 30 x 33 cm et 3,6 kg, 49 €.

Idée cadeau : découvrez les livres traitant de moto en vente dans la Boutique Motomag ; par exemple : le tour du monde sur une Harley-Davidson d’Eric Lobo ; un voyage en photos sur la Route 66 aux States ; l’ouvrage « 1.200 Motos de Légende » aux éditions Larousse.

DVD : le jour où Voxan a été victime de Ben Laden


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On en apprend beaucoup en regardant l’enquête de Thierry Cazenabe, « Voxan l’espoir déçu », éditée en DVD. Par exemple, si on sait ce qu’il est advenu de l’aventure industrielle de la moto française Voxan, on se souvient moins que la marque auvergnate a été victime indirecte de Ben Laden…

Dans le film de Thierry Cazenabe, le fondateur de la marque française Jacques Gardette raconte que Harley-Davidson était prêt à soutenir Voxan. Il y a eu des négociations poussées entre Gardette et la marque américaine, pour que cette dernière fasse de l’usine d’Issoire (Puy-de-Dôme) une base avancée de recherche et développement en Europe.

« Ils sont allés jusqu’à tester des moteurs aux USA, durant l’été 2001. Mais les événements du 11 septembre ont complètement cassé toute relation, ils se sont repliés sur le marché américain et nous n’avons pas eu le temps de survivre », regrette le patron, filmé par la caméra de Cazenabe. « Voxan a été victime de Ben Laden », s’émeut  Alain Chevallier, qui assistait à l’entretien.

Quel aurait été l’intérêt pour Harley-Davidson de s’associer à Voxan ? Gardette explique que l’Américain aurait eu la volonté de se servir des moteurs Voxan pour les motos de marque Buell, et éventuellement pour « européaniser » Harley. C’est un peu flou, surtout quand on sait ce qu’il est advenu de Buell. Ben Laden a bon dos…

Voilà, en tous cas, un épisode méconnu de l’histoire de la marque française. Une histoire que Thierry Cazenabe, passionné de moto tricolore (il anime le site Vadimof.fr) et « voxaniste » lui-même (sur un Scrambler) signe à compte d’auteur, menant une enquête fouillée. A force de rencontres et de déductions, l’homme réussit à reconstituer le puzzle qui a mené d’abord à la gloire de la dernière marque de moto française de série, puis à sa chute.

L’amateurisme de la réalisation ne nuit pas à ce travail rigoureux. Le seul point faible pourrait être la difficulté qu’a l’enquêteur à prendre du recul sur sa propre passion : Thierry aurait presque voulu que tout motard français s’implique en achetant une Voxan… A défaut, tout motard français peut acheter ce DVD pour connaître sur le bout de ses doigts les affres de la moto française.

DVD : « Voxan, l’espoir déçu », par Thierry Cazenabe, Moi-Même Editions, 1h30 ; 20 € ; en vente dans la Boutique Motomag.com

Ciné : la Harley Captain America de « Easy Rider » est à vendre


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Le chopper Harley-Davidson baptisé Captain America, avec ses documents d’identification et une lettre de Peter Fonda, va être vendue par la maison d’enchères spécialisée dans le divertissement, Profiles in History, le 20 octobre à Calabasas, une banlieue de Los Angeles, en Californie.

«Peter Fonda, les jambes étendues sur son chopper décoré de la banière étoilée est l’une des icônes du cinéma américain», a expliqué Joseph M. Maddalena, dirigeant de la maison d’enchères. «Cette moto génère des émotions puissantes même pour ceux qui ne sont pas des bikers. Elle symbolise les années 60, les bons et les mauvais côtés de cette décennie». Une émotion qui se transforme en monnaie sonnante et trébuchante dans les yeux de ce cher Joseph : la mise à prix est estimée à 1 million de dollars (775.731 €), voire 1,2 M$ (930.895 €)…

Il y a eu deux motos Captain America crées pour « Easy Rider », des choppers Harley-Davidson à moteur V-twin panhead, le réservoir décoré de la bannière étoilée. Deux, pour que le tournage puisse continuer même si l’une était détruite ou en panne. La moto vendue est celle utilisée pour la scène d’accident à la fin du film.

« Easy Rider », écrit par Peter Fonda, Dennis Hopper et Terry Southern, interprété par les deux premiers et réalisé par Hopper, est, au-delà du film moto, l’un des étendards de la contre-culture américaine des années soixante.

Ca commence plutôt bien, comme une ode à la liberté de circuler dans les grands espaces américains, à la rencontre de la génération beatnik de l’époque. Le film profite d’une bande-originale rock’n'roll et psychédélique parfaitement orchestrée, qui a notamment révélé « Born to be wild » des Steppenwolf. N’oublions pas « If 6 was 9″ de Jimi Hendrix, ou « The Weight » du groupe Smith.

Mais l’Amérique des sixties reste le pays des antagonismes, entre babas-cool et policiers féroces, jeunes avides d’émancipation et paysans racistes, réactionnaires, armés qui plus est. Les motards l’apprendront à leurs dépens…

En 2008, la Cinémathèque Française organisait à Paris une expo rendant hommage à Dennis Hopper, acteur, réalisateur mais aussi peintre à ses heures. Moto Magazine, partenaire de l’opération, faisait venir du musée italien de Cingoli une réplique de Captain America. L’émotion était à son comble lorsque Hopper, déjà malade, s’installait sur la selle du chopper dans le hall de la Cinémathèque

A découvrir, le livre « Bikers, les motards sauvages à l’écran », encyclopédie de la série B américaine, en vente dans la Boutique Motomag.com

Livre moto : musée de poche à la gloire de Harley-Davidson


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Introduit et commenté par un spécialiste et un passionné de la marque américaine, cet ouvrage bon marché au format maniable expose – comme son nom l’indique – les pièces maîtresses du musée Harley-Davidson situé à Milwaukee.

Les motos, savamment choisies, y sont présentées sous formes de fiches de 4 pages chacune et classées par tranches historiques, ce qui permet de bien comprendre les évolutions techniques comme les enjeux économiques qui ont guidé la marque pour traverser le 20e siècle.

Le profane découvrira des images aussi variées que simples à décrypter et l’amateur, des gros plans intéressants sur des détails techniques. Notons que la somme s’arrête en 2010 (opus traduit de l’édition originale anglaise) et que le ton, copyright HD oblige, est un peu trop laudatif.

L’auteur est Dain Gingerelli. D’après le site motorbooks.com, il réside à Mission Viejo en Californie depuis 1994, a été rédacteur en chef de trois magazines proches de la marque Harley-Davidson. Il monte actuellement un Sportster qu’il a modifié en café racer. Et il a obtenu son surnom de Daingerous Dain quand il était pilote dans des courses automobile et moto sur piste.

Livre moto : « Harley-Davidson Museum Masterpieces », par Dain Gingerelli, éditions ETAI, 240 pages,  16,5 x 21 cm, 19,95 euros.

Nous recommandons aux amateurs de Harley la lecture de la BD « Je Veux une Harley » dessinée par Margerin ; le tome 2 de « Je Veux une Harley » est également disponible.

Captain America : la (trop) courte apparition de la Harley 750 Street


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Trois ans après le premier « Captain America », Chris Evans renfile son costume aux couleurs des USA pour un second opus, « Le Soldat de l’Hiver » (au ciné le 26 mars). Un blockbuster Marvel, dans lequel Harley dévoile la 750 Street. Mais pas longtemps…

Pour ce second opus du « Captain America », intitulé « Le Soldat de l’Hiver », la recette des productions Marvel est une nouvelle fois respectée, et bien réussie. Pour faire un carton dans les salles obscures, les frères-réalisateurs Antony et Joe Russo ont suivi des principes simples et gardé un rythme d’action « métronomique ».

Pour faire un bon Marvel, il faut :

. Un scénario héroïque : comme tout bon super-héros qui se respecte, Captain America va une nouvelle fois sauver le monde. Steve Rogers, le Captain récemment décongelé, remplit brillament ses missions pour la société d’espionnage, appelée SHIELD, basée à Washington (USA).

Mais lorsqu’un de ses collègues est attaqué, il doit déjouer un puissant complot contre le SHIELD, avec l’aide de ses proches. Aidé de la belle Black Widow (traduction : Veuve noire) et du Faucon, il lutte contre un ennemi redoutable, le soldat de l’hiver…

. De l’action : entre deux explosions, le Captain Americain distribue les pains (amen !) et use de son célèbre bouclier pour mettre ses nombreux ennemis à terre. De l’action en veux-tu en voilà, c’est précisément ce que cherche le détenteur du ticket d’entrée. Il ne sera pas déçu !

. Un casting d’enfer : que du beau monde à l’affiche. Samuel L. Jackson, en tête, assume un rôle à sa mesure : celui de Nick Fury, le leader du SHIELD. Chris Evans, bodybuildé à outrance, incarne le Captain qui se fera aider par Anthony Mackie, alias le Faucon. Invité de choix, Robert Redford qui joue le complexe agent Alexander Pierce.

C’est Scarlett Johansson, alias Black Widow, qui est l’atout charme du film. Rassurez-vous, la Parisienne ne fait aucune apparition en jogging et pantoufles. Même dans son plus simple appareil (nous parlons ici bien sûr d’un modeste jean-basket), elle flattera la rétine du spectateur-geek.

. De l’humour : s’il est le moins présent des ingrédients, l’humour reste indispensable pour lier les autres éléments. Distillé au gré de ces 2h de film, il trompe parfois l’ennui de scènes de « blabla » inutiles au récit. Des références en tous genres, pas forcément comprises du néophyte en super-héros, ne manqueront pas de faire tiquer les fans.

. De la moto ? Qui dit « America » dit forcément Harley-Davidson. Car, en bon homme viril, Chris Evans roule sur une belle de Milwaukee, la nouvelle Harley-Davidson 750 Street pour être précis.

L’occasion de voir la moto en circulation, mais pas très longtemps hélas (à peine quelques minutes). La machine américaine ne reste qu’accessoire, ne servant de tremplin qu’une seule fois au Captain pour le début d’une bonne grosse scène d’action.

On aperçoit aussi brièvement, dans une sorte de musée, la Harley-Davidson Cross Bones déguisée en WLA de 1942 qu’il utilisait dans le premier opus.

Harley-Davidson profite donc de la sortie de cette super-production américaine pour peaufiner sa stratégie de pénétration d’un marché qui ne lui est pas familier, celui des jeunes, geeks ou pas mais fans des héros Marvel, brillamment passés de la BD « comics » au ciné.

La marque de moto effectue en quelque sorte du placement de produit, technique de marketing devenue courante sur grand écran : les réalisateurs doivent filmer un produit précis pour suivre leur scénario. Ils ont recours à celui d’une marque qui a payé pour qu’on le voit, plutôt qu’un autre.

On peut même gagner une 750 Street

. Verdict : en dehors de ces considérations commerciales, ce film reste efficace ! « Captain America, Le Soldat de l’Hiver » est une vraie réussite, même si cette nouvelle production Marvel ne sort pas des rails qui font habituellement son succès. Un film à voir après une dure journée de labeur, qui permet de s’aérer simplement l’esprit.

Et pour finir de vous donner l’eau à la bouche, la bande annonce en version française
Allez, bon ciné !
Les films moto en vente dans la boutique Motomag.com
À voir, notamment, le film « Gost Rider » avec Nicolas Cage
Mais aussi le film « Burt Munro » avec Anthony Hopkins

A vendre : la Husqvarna de Coluche et la Harley du pape


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« Grande braderie au marché Saint-Pierre ! » La « publicité malencontreuse » que citait Coluche dans son sketch « Les Papes » en 1978, est à nouveau d’actualité avec la vente aux enchères d’une moto ayant appartenu (brièvement) au Pape François, et d’une autre, à l’humoriste. A vendre : la Husqvarna de Coluche et la Harley du pape…

Le 6 février, faites chauffer la planche à billets : dans le cadre du salon Rétromobile, Bonhams organise une vente au marteau au Grand Palais à Paris. Clou de la braderie, une des quatre Harley-Davidson Dyna Super Glide 1.585 cm3 offertes au pape François, lors de la célébration des 110 ans de la marque au twin, en juin 2013 à Rome.

Estimation de l’engin ? Entre 12.000 et 15.000 euros. En sachant que François n’a sans doute jamais posé son béni séant dessus. Mais c’est pour la bonne cause : le fruit de la vente sera reversé à des œuvres caritatives.

Le 7 février, c’est au tour du concurrent, Artcurial, d’organiser une vente sur les lieux mêmes du salon Rétromobile, porte de Versailles à Paris. Parmi la pléthore d’engins proposés, une Husqvarna 250 WR de 1981 ayant appartenu à l’humoriste motard. La machine tout terrain est estimée entre 2.000 et 4.000 euros. Bien plus modeste que celle du pape…

Pour le plaisir, une petite rediff’ du sketch « Les Papes », de Coluche

La vente sur le site de Bonhams

La vente sur le site de Artcurial

Les paroles du sketch «Les Papes»

Sur Motomag.com : Le Pape vend sa Harley-Davidson !

Livre sur le cinéma : « Bikers », la bible des films de motards de série B et Z


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Avis aux amateurs de films de genre, l’ouvrage « Bikers, les Motards Sauvages à l’Ecran » est une bible. LA bible même, pour ceux qui se délectent au ciné (-club), en DVD voire en téléchargement, de ces long-métrages de série B, voire Z avec des motards, voire des bandes de motards. Ces 108 pépites qui ne passeront jamais à l’UGC, au Gaumont ni même au MK2, et encore moins sur France 2, TF1 ni même NT1.

Elles ont pourtant contribué à construire le mythe sur lequel on s’assoit tous les jours avec la certitude d’être différents des autres. « Easy Rider » aurait-il existé sans « The Wild Angels » tourné en 67, deux ans avant le film culte de Dennis Hopper et dans lequel Peter Fonda campait déjà un biker aussi improbable que mystique, avec Nancy Sinatra sur la selle arrière siouplait !

Jack Nicholson et John Cassavetes auraient-ils fait la carrière que l’on connait, sans avoir tourné « Hells Angels on Wheels » et « Devil’s Angels » en 67 ? Nicholson les a d’ailleurs collectionnés, les contributions au culte, lui qui apparait aussi au générique de « Moto Driver » en 70.

Voici enfin un ouvrage complet, et solidement documenté, traitant du cinéma et de la moto. Attention ce bouquin n’entend pas aborder l’ensemble des films de moto, mais uniquement ceux traitant de près ou d’un peu plus loin à l’univers biker. La préface de Sonny Barger, fondateur du chapter des Hells Angels d’Oakland, donne le ton : ici, on ne va parler que de rebelles, de voyous, de bagarres, de sexe, de drogue et de bécanes aussi…

En 1953, Laslo Benedek, pose la première pierre de l’édifice : « The Wild One »  (« L’Equipée Sauvage »). Ce film fait un peu figure de table de la loi. Marlon Brandon y gagne une image quasi divine, posant près de sa Triumph, eh oui ! le mythe fondateur du genre roule en anglaise, ça ne va pas durer.

En 1966, Peter Fonda et Nancy Sinatra tournent sous la direction de Roger Corman : « The Wild Angels ». Désormais on roule en Harley, que l’on soit psychopathe, zombie, adepte des arts martiaux ou… loup-garrou.

Enfin, pas que en Harley… Cette splendide mais sans doute vénéneuse créature se pavane sur une Honda 350 CL Scrambler. Cette moto vous parle ? Oui, c’est la même que chevauchait, nue dans le désert, la un peu plus célèbre bikeuse de « Vanishing Point », le road-movie sous acide de Richard Sarafian.

Soixante ans de cinéma d’un genre marginal, hormis quelques films cultes, répertoriés, classés par ordre chronologique, par cet amoureux de moto et de rock’n’roll, Jean-William Thoury, qui fut le parolier du groupe Bijou.

JWT a réalisé un travail encyclopédique considérable. Chaque film est illustré par son affiche, et un glossaire des termes utilisés dans le monde des bikers est proposé aux lecteurs non-initiés. Bref, du bel ouvrage, qui donne envie de découvrir quelques pépites de série B qui, malheureusement, risquent d’être difficiles à dénicher.

« Bikers, les motards sauvages à l’écran », par Jean-William Thoury ; 386 pages ; 16×24 cm, 30 euros. Acheter « Bikers » sur la boutique en ligne de Motomag.com

Pour en savoir plus sur l’éditeur, Serious Publishing, qui se fixe pour objectif de mettre en avant la culture populaire sous toutes ses formes, allez jeter un œil sur son site, il vaut le déplacement.

Cinéma : Captain America roulera sur la nouvelle Harley


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Pour son deuxième opus, le Captain America perd un peu de sa prestance de motocycliste. Dans la nouvelle bande annonce du film « Captain America : le Soldat de l’Hiver », l’acteur Chris Evans chevauche la dernière nouveauté Harley 2014, la Street (500 ou 750 ?).

C’est un coup dur pour le meilleur patriote du pays de l’Oncle Sam. Dans son premier film (« Captain America : First Avenger »), il conduisait une Harley Davidson Cross Bones déguisée en WLA de 1942, moto de la Seconde Guerre Mondiale. Bien plus classe.

Mais les lois du marketing en ont voulu autrement… C’est donc sur cette petite indienne…

…que le Captain America luttera dans cette nouvelle production Marvel. En attendant de voir comment il se défendra avec (sortie prévue le 26 mars 2014), voici la bande-annonce. Enjoy !

Les DVD cinéma moto en vente sur la boutique Motomag.com